Oldman T. 2 : Une Épopée Époustouflante
Le deuxième tome d’Oldman, écrit par Chang Sheng et publié par Glénat Manga, poursuit l’aventure de Oldman, Rebecca et leurs compagnons, qui fuient l’armée du général Hammer. Cette dernière, au service d’une Reine immortelle désireuse de contrôler le temps, les traque sans relâche. Leur fuite se transforme en une chasse à l’homme, chaque recoin du royaume devenant un champ de bataille crucial pour leur survie et celle de la révolte.
Dans ce tome, Hammer défie Rebecca en duel, exploitant sa soif de vengeance et son orgueil de générale mutilée, armée de prothèses conçues par l’anatomiste Wilson. Ce combat intense est entrecoupé de flashbacks révélant comment la couronne a trahi ses meilleurs soldats, alimentant la haine de Rebecca. Pendant ce temps, la Reine, retranchée dans son palais, cherche à s’emparer de la magie d’Oldman pour réaliser son rêve d’éternelle jeunesse. Oldman se rend compte qu’il doit retourner au cœur du pouvoir pour récupérer les années volées et briser le système.
Ce volume, qui regroupe plus de 400 pages, impressionne par sa densité et son format. Contrairement à l’édition précédente de Kotoji, qui découpait Oldman en quatre tomes de poche d’environ 200 pages, la nouvelle version de Glénat présente le récit en deux grands volumes, permettant une immersion plus profonde dans l’histoire.
Narrativement, ce tome 2 est caractérisé par un rythme soutenu, avec peu de pauses et un enchaînement continu de fuites, de combats et de retours en arrière. La tension reste palpable, chaque bataille rapprochant Oldman et ses compagnons du cœur du pouvoir. Le duel entre Rebecca et Hammer est particulièrement marquant, illustrant les thèmes de loyauté brisée et de rage canalisée dans un combat chargé d’émotions.
Visuellement, la réédition en grand format permet d’apprécier pleinement les cadrages cinématographiques et les compositions graphiques de Chang Sheng. Le nouveau gabarit offre une meilleure lisibilité, particulièrement dans les grandes scènes de bataille.
En fin de volume, les lecteurs peuvent découvrir le storyboard originel d’Oldman ainsi qu’une histoire courte en couleurs intitulée « L’avion en papier », créée pour le festival d’Angoulême. Ces ajouts enrichissent l’expérience de lecture, offrant un aperçu du processus créatif de l’auteur.
En conclusion, ce deuxième tome, tel que proposé par Glénat, représente la meilleure manière d’aborder Oldman aujourd’hui. Pour les nouveaux lecteurs, ces deux volumes doubles constituent une expérience complète et immersive.
Source : ActuaBD
