Les TPE-PME françaises impactées par la guerre au Moyen-Orient
Plus de quatre mois après le début du conflit au Moyen-Orient, les petites et moyennes entreprises (TPE-PME) françaises ressentent des effets significatifs sur leur activité. Selon le baromètre semestriel de Bpifrance Le Lab, publié le 9 juillet 2026, 79 % des TPE-PME déclarent être affectées par les conséquences de cette guerre. Parmi les dirigeants interrogés, 41 % indiquent être très fortement touchés, notamment en raison des perturbations sur le détroit d’Ormuz, un point névralgique pour le transit du pétrole et d’autres marchandises.
Le baromètre, mené auprès de 5 000 chefs d’entreprise entre le 5 mai et le 18 juin 2026, souligne que 69 % des dirigeants attribuent la dégradation de leur situation au prix du pétrole, impactant particulièrement les secteurs des transports et de la construction. Les hausses des coûts des matières premières et les difficultés d’approvisionnement, liées aux délais et aux tarifs de transport, touchent surtout l’industrie.
Malgré ces défis, le secteur industriel fait preuve d’une résilience notable. Bien qu’il subisse la hausse des coûts et des retards, il réussit à limiter l’impact sur son activité. Selon la Banque de France, les entreprises françaises sont confrontées à une série de chocs géopolitiques et économiques, sans qu’une dégradation généralisée des TPE-PME ne soit encore observée.
Source : Bpifrance Le Lab