Hausse de la mortalité infantile en France : pourquoi les alertes restent sans effets ?
En 2024, 7 398 enfants sont nés sans vie ou sont décédés dans leur première semaine de vie en France, sur un total de 661 000 naissances. Ces chiffres, révélés par une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) publiée le 7 juillet 2026, indiquent un taux de mortalité périnatale de 11,2 naissances pour 1 000. Malgré des alertes répétées, la France peine à réduire ce taux préoccupant.
Contexte factuel
La mortalité infantile est un sujet récurrent en France, soulevant des inquiétudes parmi les professionnels de santé et les familles. Les causes de cette mortalité sont multiples, incluant des facteurs socio-économiques, des complications médicales durant la grossesse et des lacunes dans les soins prénatals. Les spécialistes s’interrogent sur l’efficacité des mes prises jusqu’à présent pour endiguer ce phénomène.
Données ou statistiques
Les données de la Drees sont alarmantes et mettent en lumière une stagnation du taux de mortalité périnatale. En dépit de campagnes de sensibilisation et de recommandations de bonnes pratiques, la situation semble se dégrader. Des études antérieures avaient déjà signalé des taux similaires, ce qui soulève des questions sur l’impact des politiques de santé publique en matière de maternité.
Conséquence directe
L’absence d’amélioration dans les chiffres de mortalité infantile pourrait avoir des répercussions profondes sur la confiance des familles dans le système de santé. Cette situation appelle à une réévaluation des stratégies mises en œuvre pour protéger la santé des nouveau-nés et des mères.
Pour approfondir ce sujet, Bérengère Bonte a reçu Anthony Cortès, co-auteur de l’ouvrage 4,1. Le scandale des accouchements en France (Buchet-Chastel, 2025).
Source : Drees
