Marseille : Le « coach en immobilier » finit au tribunal pour avoir contourné le règlement des meublés de tourisme

La Ville de Marseille a demandé, mercredi, devant le juge des référés, la condamnation d’un investisseur immobilier à 1,5 million d’euros d’amendes civiles pour avoir contourné la réglementation sur la location de meublés touristiques de courte durée. Cet investisseur, qui se présente comme « coach immobilier » ou « influenceur en investissements », est accusé d’avoir, sans autorisation et sans avoir réalisé les compensations obligatoires, modifié l’usage d’un petit immeuble d’habitation dans le quartier du Panier ainsi qu’un appartement en centre-ville pour les proposer à la location sur des plateformes telles qu’Airbnb, Booking et Abritel. Lors de l’audience, des manifestants ont exprimé leur mécontentement en brandissant des banderoles telles que « Rends tous les logements. Airbnb casse-toi ! Marseille n’est pas à toi ! ». Me Jorge Mendes Constante, avocat de la Ville, a plaidé que « Marseille ne veut pas de ce genre d’investisseurs », réclamant des amendes maximales de 100 000 euros pour chacune des quatre sociétés affiliées à cet investisseur, totalisant ainsi 1,5 million d’euros. La personnalité de l’investisseur a été au cœur des débats. Ce dernier a fait l’objet de critiques pour ses déclarations sur les réseaux sociaux, affirmant avoir gagné un million d’euros en quatre ans grâce à la location courte durée. Son patrimoine immobilier est estimé à environ trois millions d’euros. Son avocat, Me Martin Guerin, a mentionné que l’absence de son client à l’audience était due à des craintes pour sa sécurité, évoquant une « entreprise de harcèlement » à son encontre. D’après Me Guerin, dès qu’il a été mis en demeure en octobre 2025 de régulariser la situation de ses six meublés, qui lui auraient rapporté plus de 1,3 million d’euros entre 2022 et 2025, il a retiré ses annonces des plateformes et a commencé à utiliser un mode d’exploitation différent, en optant pour des baux mobilité. La défense a demandé à la juge des référés de réduire le montant des amendes et de ne condamner qu’une seule société au lieu de quatre. La décision est attendue pour le 23 septembre. Airbnb a réagi en affirmant que les cas particuliers de multi-propriétaires poursuivis par la ville de Marseille ne sont pas représentatifs de la communauté d’hôtes marseillaise. Source : 20 Minutes.

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