Les Nordiques résistent à la canicule lors de la 113e édition du Tour de France
Avec des températures approchant les 40 degrés à l’ombre, les coureurs du Tour de France ont dû s’adapter à des conditions extrêmes, s’aspergeant d’eau et plaçant des glaçons dans leurs cuissards pour faire face à la chaleur accablante, qui devrait se maintenir dans les jours à venir. Les favoris, dont Tadej Pogacar, ont choisi de laisser échapper un groupe d’échappés pour la première fois depuis le début de cette édition.
Pogacar, en se débarrassant de son maillot jaune, a cherché à économiser ses forces en vue de l’étape cruciale prévue jeudi au Tourmalet, tout en évitant le protocole médiatique qui peut prolonger ses journées de deux heures. Rapidement, 34 coureurs ont pris de l’avance sur les routes de l’Aude et de l’Ariège. Sous un soleil de plomb, le groupe s’est réduit au fil des ascensions, laissant dix coureurs en tête, dont le Français Kévin Vauquelin, qui a terminé 6e.
Parmi les échappés, Torstein Traeen et Mads Pedersen ont particulièrement brillé. Traeen, soutenu par ses coéquipiers Quinn Simmons et Mathias Vacek, a exprimé sa gratitude envers ses coéquipiers pour leur rôle dans sa victoire, qualifiant celle-ci de « chef-d’œuvre collectif ». Au sprint final, Pedersen a remporté son premier succès de l’année, dédié à son manager Luca Guercilena, sur le départ dans une équipe en pleine restructuration.
Torstein Traeen, également âgé de 30 ans, a fait face à des défis personnels importants, ayant été diagnostiqué d’un cancer des testicules en 2022. Après un traitement, il a réussi à revenir à la compétition, se distinguant lors de la dernière Vuelta en portant le maillot rouge de leader. Il aspire désormais à porter la tunique jaune, devenant ainsi le troisième Norvégien à réaliser cet exploit.
Actuellement, Traeen possède près de huit minutes d’avance sur ses concurrents Pogacar et Jonas Vingegaard.
Source : Tour de France
