Olympus Mons : La plus haute montagne du Système solaire
Un volcan de 21,3 kilomètres de haut, Olympus Mons, se dresse sur Mars, représentant la plus haute montagne connue du Système solaire. Mesurée par l’altimètre laser Mars Orbiter Laser Altimeter (MOLA), sa hauteur atteint 21,287 kilomètres, soit environ 2,5 fois celle du mont Everest.
L’édifice volcanique me également environ 600 kilomètres de large, occupant une superficie comparable à celle de l’Italie. Un cercle de cette taille couvre environ 283 000 kilomètres carrés, alors que l’Italie s’étend sur environ 301 000 kilomètres carrés. Ainsi, Olympus Mons ne se contente pas d’être haut, mais occupe également l’équivalent d’un pays entier.
La géométrie martienne rend impossible la vision complète de cette montagne depuis sa surface. À cause de ses pentes douces, un observateur ne pourrait pas voir le sommet, qui disparaît derrière l’horizon. Même à proximité, la distance d’environ 3 kilomètres rendrait difficile la perception de sa hauteur.
La formation d’Olympus Mons est due à l’immobilité géologique de Mars. Contrairement à la Terre, où les plaques tectoniques se déplacent, permettant une érosion et une formation de volcans divers, Mars a connu une activité volcanique prolongée sans déplacement, permettant à une cheminée volcanique de déverser de la lave pendant des millions d’années.
La pression atmosphérique au sommet d’Olympus Mons est de 72 pascals, soit environ 12 % de la pression moyenne à la surface de Mars. En comparaison, la pression au sommet de l’Everest atteint 32 000 pascals, ce qui rend le sommet martien particulièrement hostile.
La découverte d’Olympus Mons remonte au XIXe siècle, lorsque les astronomes l’ont d’abord identifié comme une tache brillante. Ce n’est qu’avec la sonde Mariner 9, en 1971, que sa véritable nature a été révélée. Une récente hypothèse suggère qu’il aurait émergé d’un ancien océan martien il y a 3,4 à 3,7 milliards d’années.
Les recherches futures pourraient éclairer davantage son histoire, en scrutant les strates de ses falaises.
Sources : futura-sciences.com, blogs.futura-sciences.com
