The Trade Desk : une analyse de la situation actuelle
Lors de son passage aux Cannes Lions, Lukas Fassbender, vice-président senior pour la région EMEA de The Trade Desk, a défendu la position financière de la plateforme, mettant l’accent sur sa stratégie axée sur la me des performances des inventaires premium, notamment dans les domaines de la CTV, de l’audio et du DOOH.
The Trade Desk traverse une période difficile, marquée par une pression sur sa marge opérationnelle, une chute significative de son cours de bourse et des changements fréquents au niveau de sa direction financière, avec trois directeurs financiers et trois directeurs des revenus en un an. Fassbender a souligné que l’analyse de la situation actuelle doit prendre en compte l’ensemble du tableau. Il a rappelé que depuis près de 20 ans, la société a réussi à maintenir une présence significative dans le domaine de la publicité numérique, prévoyant que plus de 30 milliards de dollars d’investissements publicitaires passeront par sa plateforme d’ici 2025.
Bien que le premier trimestre ait été moins performant que prévu, The Trade Desk a tout de même enregistré une croissance de 12 % sur un an. Fassbender a noté que la croissance n’est pas un processus linéaire et que toutes les entreprises connaissent des fluctuations.
Concernant la baisse du cours de bourse, le vice-président a déclaré qu’il était difficile d’analyser ce phénomène, car de nombreux facteurs peuvent influencer ces mouvements.
Face à la concurrence croissante des LLM et à la domination des GAFAM, Fassbender a affirmé que le marché de l’open web reste vaste, avec 20 millions de requêtes par seconde sur la plateforme de The Trade Desk, offrant ainsi de nombreuses opportunités aux marques pour afficher leurs publicités. Il a également reconnu la pression que subissent certains publishers, en particulier ceux dont le modèle économique repose sur des contenus de niche.
Les médias d’information continuent de faire face à des défis, exacerbés par l’utilisation des contenus par des géants comme Meta, qui n’indemnisent pas suffisamment les éditeurs. Fassbender a souligné la nécessité pour les médias de diversifier leurs sources de revenus et de ne pas se concentrer uniquement sur les GAFAM.
The Trade Desk cherche à se développer dans des segments comme la CTV, l’audio, le mobile et le DOOH. La société mise sur des partenariats avec des retailers pour fournir des données de performance aux annonceurs, renforçant ainsi la me des retombées des campagnes publicitaires.
Sur le plan technique, The Trade Desk continue d’intégrer l’intelligence artificielle dans sa plateforme, avec le lancement de Koa, un moteur d’IA conçu pour optimiser les campagnes. La société prévoit également d’améliorer les connexions avec les annonceurs via des agents conversationnels basés sur des LLM.
Enfin, concernant les relations avec Publicis, Fassbender a affirmé qu’elles demeurent solides, sans entrer dans les détails des négociations internes.
Source : JDN.
