Christopher Weissberg : «Aujourd'hui, les États-Unis ne sont plus un allié» - L'Atelier politique

« Aujourd’hui, les États-Unis ne sont plus un allié » – L’Atelier politique

Christopher Weissberg, député de la première circonscription des Français de l’étranger, couvrant les États-Unis et le Canada, a exprimé des critiques sévères sur l’état actuel de la démocratie américaine lors de son intervention à l’Atelier politique, le 4 juillet, date marquant le 250ème anniversaire de l’indépendance américaine. En tant que président du groupe d’amitié France-États-Unis à l’Assemblée nationale, il a partagé ses réflexions sur les conséquences de la présidence de Donald Trump.

Une histoire familiale sur trois générations

Weissberg a évoqué son héritage familial, soulignant que son grand-père, Jacques Weissberg, avait servi dans l’armée de l’air américaine durant la Seconde Guerre mondiale et s’était établi à Saranac Lake, dans l’État de New York. Ce parcours transatlantique s’est poursuivi avec son père et, plus récemment, avec lui-même, qui a repris le café-restaurant familial en 2010. Il prévoit de le transmettre à ses associés en 2024 pour se consacrer à son mandat. « Je suis le fruit de ce qu’est la relation transatlantique », a-t-il déclaré.

Une démocratie américaine sous tension

Weissberg a exprimé son inquiétude quant à l’état de la démocratie aux États-Unis. « Je suis consterné », a-t-il affirmé, en reconnaissant qu’une partie de la population continue de soutenir Donald Trump, représentant entre 37 et 40 % des Américains. Il a souligné que Trump incarne des valeurs contraires à celles américaines, notant la fragilisation des contre-pouvoirs tels que la presse et la justice.

Les États-Unis, un allié qui n’en est plus un

Concernant la relation entre Paris et Washington, Weissberg a déclaré sans ambages : « Non, ça n’est plus un allié. » Il a mentionné la crise du Groenland comme un tournant qui a conduit les Européens à réaliser la nécessité de « s’affirmer collectivement ». Bien qu’il considère ce changement comme temporaire, il souligne un besoin urgent d’une réévaluation des alliances.

Un déclin économique et diplomatique

En ce qui concerne l’économie, Weissberg a observé un « mouvement de déclin économique sans commune me », imputant cela aux politiques tarifaires et migratoires de l’administration Trump. Il a mis en avant que l’économie, bien qu’elle soit perçue comme « résiliente », repose principalement sur des valorisations spéculatives dans le secteur technologique.

Vers une vague bleue limitée aux midterms ?

Malgré une impopularité de 61 % pour Donald Trump, Weissberg a tempéré les attentes d’une victoire démocrate aux élections de mi-mandat, en raison de redécoupages électoraux massifs réalisés par des États à majorité républicaine. Il a également anticipé une probable contestation des résultats par Trump en cas de défaite.

Source : RFI

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