Spain: Police raid HQ of PM's Socialist party in graft probe

Raid policier au siège du PSOE dans le cadre d’une enquête sur des pots-de-vin

Des agents de la Garde Civile ont perquisitionné ce mercredi le siège madrilène du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), au cœur d’une enquête sur un éventuel système de paiements illégaux. Cette opération s’inscrit dans un contexte de accusations de corruption qui frappent le parti du Premier ministre Pedro Sanchez, notamment des allégations d’impropriété impliquant l’ancien Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero.

Ces révélations exercent une pression croissante sur le gouvernement de Sanchez et ont déclenché des manifestations à Madrid ce week-end. Les accusations concernent plusieurs membres de l’entourage du Premier ministre, y compris sa femme et son frère.

Les forces de l’ordre ont précisé qu’elles cherchaient des éléments dans le cadre d’une enquête menée par la Cour nationale sur des allégations de corruption impliquant un ancien membre du parti lié à une entreprise publique. Les enquêteurs ont indiqué qu’ils ne pouvaient fournir qu’une information limitée concernant cette enquête secrète et en cours.

Une porte-parole du PSOE a affirmé que le parti restait calme et coopérait pleinement avec les autorités. Le chef du principal parti d’opposition, le Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, a déclaré que le gouvernement de Sanchez « sentait la corruption » et a renouvelé son appel à des élections anticipées. Les manifestants à Madrid ont exprimé des demandes similaires.

Les perquisitions font suite à une enquête récente concernant l’ancien Premier ministre Zapatero, proche allié de Sanchez, sur des allégations de manquements et de commissions illégales lors de l’organisation d’un plan de sauvetage de 2021 pour la compagnie aérienne Plus Ultra, en raison des perturbations causées par la pandémie de COVID-19.

Sanchez, en visite au Vatican pour rencontrer le Pape, a déclaré qu’il ne voyait pas de raison de retirer son soutien à Zapatero malgré la publication de nouveaux détails la semaine dernière. Il a affirmé : « Je pense qu’il n’y a pas de raison suffisante pour changer cette position. »

L’enquête porte sur l’utilisation éventuelle de son influence pour garantir un sauvetage de 53 millions d’euros (environ 61,5 millions de dollars) pour l’entreprise aérienne, ainsi que sur les bénéfices que sa famille aurait pu en tirer. Zapatero, qui a été Premier ministre de 2004 à 2011 et demeure une figure clé du PSOE, nie toute faute ou réception de paiements de la part de Plus Ultra.

Le juge d’instruction allègue que Zapatero pourrait avoir été impliqué dans un réseau de sociétés fictives et de lobbyistes visant à promouvoir des décisions favorables au sein des canaux du gouvernement socialiste. Sanchez, au pouvoir depuis 2018, a précédemment qualifié les enquêtes concernant sa famille de « campagne de diffamation » à son encontre.

Source : DW News

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