Réhabilitation de la citadelle Vauban : un projet ambitieux à Belle-île-en-Mer
À l’entrée du port du Palais, l’immense échafaudage qui entoure la citadelle Vauban marque la bienvenue des visiteurs sur Belle-île-en-Mer (56). Depuis septembre 2025, un chantier de réhabilitation d’envergure est en cours dans cet ancien fort du XVIe siècle, inscrit à l’inventaire en 1994 et classé bâtiment historique en 2007.
La période de dégradation du bâtiment, laissé à l’abandon entre 2020 et 2025, est désormais révolue. Acquis pour 13 millions d’euros en juin 2023, le groupe Accor a pour projet d’ouvrir, d’ici septembre 2027, un établissement de luxe dans ces murs historiques, représentant sa nouvelle gamme « Emblems collection » en France. Ce futur hôtel affichera cinq étoiles et proposera 49 chambres, 22 suites, 9 appartements, deux restaurants, un bar, un spa et des espaces de séminaires. Le musée de l’île, fermé depuis l’automne 2021, sera également agrandi et réhabilité grâce à la Fondation du patrimoine.
Lors de la pose de la première pierre symbolique, le 3 juillet 2026, les partenaires du projet ont salué la renaissance de ce « joyau patrimonial ». Stéphane Bern, présent en tant qu’ambassadeur de Territoires d’histoire, a souligné l’importance de cette réhabilitation pour les habitants de Belle-île et du Palais, affirmant que ce patrimoine allait retrouver une nouvelle vocation d’accueil, accessible à tous.
Le PDG d’Accor, Sébastien Bazin, a exprimé sa satisfaction quant à un projet qui unit les sphères privée, publique, bancaire et d’investissement. Le chantier devrait générer une centaine d’emplois permanents et autant d’emplois saisonniers. Bazin a annoncé que des efforts seraient déployés pour former les jeunes de l’île au cours des neuf prochains mois.
Le Préfet du Morbihan, Michaël Galy, a également souligné les retombées économiques positives de ce projet pour les commerçants, les pêcheurs et les artisans locaux. Actuellement, environ 90 ouvriers sont mobilisés sur le chantier, qui devrait atteindre jusqu’à 230 compagnons au plus fort de l’activité après l’été.
Source : Le Télégramme