Faut-il corriger les œuvres du passé ? Un débat à l’Université de Lausanne
Le 21 octobre 2026, l’Université de Lausanne accueillera Tiphaine Samoyault pour un débat autour de la question : « Faut-il corriger les œuvres du passé ? » Cet événement fait suite à la publication de son essai, Toutes sortes de Misérables (Seuil, 2026), qui explore le destin éditorial des Misérables de Victor Hugo.
Dans son ouvrage, Samoyault aborde comment le roman a été sujet à de nombreuses adaptations, abrégements et traductions, devenant l’un des récits les plus réappropriés au monde. Elle soutient que les classiques, loin d’être intouchables, se définissent par leur capacité à évoluer avec les attentes des époques successives.
Le débat sur la réécriture des classiques s’inscrit dans un contexte plus large de discussions contemporaines sur la « cancel culture » et la sacralisation du passé. Samoyault plaide pour une approche nuancée, mettant en avant que la réécriture ne signifie pas l’annulation des œuvres, mais prolonge souvent leur vie en élargissant leur partage et en préservant leur mémoire.
L’entrée à cet événement est libre, et il s’inscrit dans le cadre du cours général du Master de français de l’Université de Lausanne, sous la responsabilité de Marc Escola.
Source : Fabula.org
