L’État et la Ville de Paris renforcent leur mobilisation dans la lutte contre la consommation de crack

L’État et la Ville de Paris renforcent leur mobilisation dans la lutte contre la consommation de crack

Depuis 2019, le Plan crack a permis une mobilisation coordonnée des acteurs de l’État, de la Ville de Paris et des associations pour apaiser l’espace public et renforcer l’accompagnement des usagers. Les partenaires soulignent l’engagement essentiel des associations, dont l’action quotidienne auprès des publics vulnérables est cruciale pour l’accès au soin, à l’hébergement et à la réinsertion.

Dans le cadre de ce plan, plusieurs mes ont été mises en place pour améliorer la prise en charge des usagers de crack. La préfecture de la région d’Île-de-France, la préfecture de Paris, l’ARS et la Ville de Paris ont renforcé les maraudes, avec dix équipes déployées quotidiennement. De plus, les horaires d’ouverture des centres d’accueil ont été étendus pour mieux accompagner les consommateurs en situation de rue. L’État prévoit également l’ouverture de trois nouvelles structures d’accueil en 2024, dont une spécifiquement pour les femmes.

L’ARS a intensifié les dispositifs médico-sociaux, notamment via le programme ASSORE, qui offre environ 700 places d’hébergement chaque nuit pour les personnes en cours de sevrage. Un second dispositif d’observation et d’orientation sera mis en place à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à partir de juin 2026 pour les usagers de crack souffrant de comorbidités. En 2025, 226 usagers de crack bénéficieront de l’accompagnement d’une équipe de psychologues au Tribunal de Paris dans le cadre des injonctions aux soins.

Pour protéger les riverains des nuisances, la préfecture de Police a intensifié ses actions sur le terrain, démantelant 89 « cuisines » de transformation du crack en quatre ans, dont 26 en 2025. Le Parquet de Paris, en coordination avec un groupe local de traitement de la délinquance crack, a renforcé la réponse pénale, privilégiant les défèrements des trafiquants et des usagers. En 2025, plus de 1 000 procédures liées au crack ont été traitées, avec 420 injonctions thérapeutiques et 420 défèrements pour poursuites pénales.

Lors d’une réunion récente, les différents acteurs ont réaffirmé leur engagement à intensifier leurs efforts pour améliorer la prise en charge des personnes concernées et apaiser l’espace public.

Source : État, Ville de Paris.

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