Comment le Vantablack réduit la pollution lumineuse des satellites

Vantablack : Une innovation pour réduire la pollution lumineuse des satellites

Des scientifiques de l’Université de Surrey, au Royaume-Uni, ont mis au point un revêtement nommé Vantablack® 310, conçu spécifiquement pour les satellites en orbite basse. Ce revêtement, décrit comme étant « plus noir que noir », vise à atténuer l’impact des satellites sur les observations astronomiques. Les détails de ses propriétés ont été publiés dans une étude le 1er juillet dans la revue Monthly Notices of the Astronomical Society.

Contexte de la pollution lumineuse

Les constellations de satellites en orbite basse, déjà en nombre croissant, perturbent le ciel nocturne. Leur passage est visible non seulement par les astronomes amateurs, mais également par des professionnels utilisant les télescopes les plus puissants. La luminosité de ces engins est telle qu’elle gêne même les observatoires spatiaux qui orbitent autour de la Terre. Si le développement de ces constellations se poursuit comme prévu, le nombre de satellites pourrait être multiplié par 10 à 20 dans les prochaines décennies, aggravant ainsi la situation.

Caractéristiques du Vantablack

Le Vantablack, qui ne reflète que 2 % de la lumière reçue, présente des avantages notables par rapport à d’autres revêtements. Il diffuse la lumière de manière extrêmement diffuse, limitant le risque de flash lumineux. En outre, sa durabilité face au vide spatial et son poids léger en font un candidat idéal pour une utilisation dans l’espace.

Conséquences et défis

Malgré ses propriétés prometteuses, le Vantablack ne constitue pas une solution miracle. Les ondes émises par les satellites commencent également à perturber les radiotélescopes. Même si la luminosité des satellites peut être réduite, un nombre trop élevé d’engins dans l’espace continuera de poser un problème pour les observations astronomiques.

Pour l’heure, le Vantablack a été testé en laboratoire et des missions de démonstration en orbite sont envisagées, notamment sur le satellite Jovian-1, un projet étudiant.

Source : Numerama

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