Le scandale du chlordécone : non-lieu malgré la responsabilité de l’État
La cour d’appel de Paris a confirmé le non-lieu dans l’affaire du chlordécone, un pesticide utilisé aux Antilles jusqu’en 1993, alors que ses dangers étaient déjà connus. Le 3 juin dernier, les députés français ont reconnu à l’unanimité la responsabilité de l’État dans cet empoisonnement, soulignant l’impact sanitaire et environnemental de cette substance.
Cette décision de justice repose sur le délai de prescription, qui a limité la possibilité de poursuites. En conséquence, les parties civiles ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, espérant une révision de la décision.
Le chlordécone a été largement utilisé dans les cultures de bananes aux Antilles, et son utilisation a été liée à des problèmes de santé, notamment des cancers et des troubles neurologiques. Ce non-lieu suscite des interrogations sur la responsabilité de l’État et la protection des populations face aux risques chimiques.
Source : France24
