Pourquoi ne faut-il pas gratter ses piqûres de moustique ?
Gratter une piqûre de moustique peut sembler être un réflexe naturel, mais cette action est en réalité contre-productive et peut aggraver la situation. Plusieurs études, dont une publiée dans le Journal of Investigative Dermatology en 2015, montrent que gratter active les circuits cérébraux liés à la récompense et au plaisir. Bien que cela puisse apporter un soulagement temporaire, cela peut prolonger l’inconfort. Selon le dermatologue Daniel Kaplan de l’Université de Pittsburgh, « ignorer une piqûre de moustique, c’est la fin de la démangeaison en cinq à dix minutes pour la plupart des gens. Mais si vous commencez à vous gratter, c’est la galère pour une semaine. »
Contexte factuel
Les démangeaisons résultent de l’activation des mastocytes, des cellules immunitaires qui libèrent de l’histamine. Lorsque l’on gratte une piqûre, on stimule davantage ces cellules, ce qui entraîne une inflammation et l’apparition d’un point rouge. En conséquence, le grattage aggrave les démangeaisons et peut endommager la peau, ouvrant ainsi la porte à des infections bactériennes.
Conséquences directes
Pour éviter de tels désagréments, il est conseillé d’utiliser des solutions apaisantes telles que des crèmes à base d’hydrocortisone, de la menthe ou des poches de glace. Le froid aide à réduire l’afflux sanguin vers la zone touchée et atténue les démangeaisons.
Source
Journal of Investigative Dermatology (2015).
