The brain’s language network is more extensive than previously thought | MIT News

Le réseau linguistique du cerveau plus vaste que prévu

Une étude récente menée par des chercheurs du MIT révèle que le traitement du langage ne se limite pas à certaines zones spécifiques de l’hémisphère gauche du cerveau, comme cela était longtemps admis. En utilisant des données d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) provenant de plus de 700 participants, les chercheurs ont identifié 17 régions supplémentaires du cerveau impliquées dans le traitement du langage.

Ces zones, disséminées à travers le cerveau, incluent des parties du cervelet, de l’hippocampe et du cortex cérébral, représentant environ 5 % du volume total du cerveau adulte, soit l’équivalent de la taille d’une grande fraise. Evelina Fedorenko, professeure associée de sciences cognitives et cérébrales au MIT et auteure principale de l’étude, souligne que bien que ces composantes soient éloignées, leur volume est relativement restreint.

Les mécanismes précis par lesquels ces régions contribuent au traitement du langage restent à explorer. Agata Wolna, postdoctorante au MIT et première auteure de l’article publié dans le Journal of Neuroscience, a dirigé l’analyse des données de 772 participants qui ont subi un test de localisation du langage.

Les centres de traitement du langage dans le cerveau comprennent la région de Broca, découverte au XIXe siècle, ainsi que d’autres zones dans les lobes frontal et temporal gauche. Des études antérieures avaient déjà suggéré l’implication d’autres parties du cerveau dans ce processus. Fedorenko, qui a rencontré des résistances dans ses recherches passées sur ces régions non conventionnelles, a décidé de réexaminer ces données pour identifier systématiquement les zones de traitement du langage en dehors des zones standard.

Pour cette étude, les chercheurs ont élargi les critères d’analyse et ont effectué des recherches ciblées dans des zones sous-corticales, cherchant à maximiser les chances de détecter des régions moins réactives. Parmi les 17 nouvelles zones identifiées, cinq se trouvent dans le cervelet, qui joue un rôle clé dans la coordination des mouvements.

Les résultats de cette recherche ouvrent la voie à des études futures pour mieux comprendre comment ces régions pourraient interagir dans le traitement du langage et d’autres tâches cognitives. Le financement de cette recherche a été assuré par le Simons Center for the Social Brain du MIT, le McGovern Institute, le Département de sciences cognitives et cérébrales du MIT, ainsi que par la MIT Siegel Family Quest for Intelligence.

Source : MIT News

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