Remigration : la percée d’un concept venu des marges de l’extrême droite
Le 15 novembre 2014, à Paris, des centaines de personnes se sont réunies dans une salle du XVe arrondissement pour assister aux « Assises de la remigration », un événement organisé par le Bloc identitaire. Ce parti, considéré comme un groupuscule d’extrême droite, se concentre sur la défense de ce qu’il appelle la civilisation blanche occidentale face à un prétendu « grand remplacement » de la population européenne. L’objectif de cette réunion était de populariser le concept de « remigration », qui ne figure pas dans le dictionnaire.
La remigration se définit comme un retour massif d’étrangers et de descendants d’étrangers d’origine extra-européenne, jugés « non assimilés », vers leurs pays d’origine, incluant même des citoyens ayant la double nationalité. Ce concept s’inscrit dans un discours plus large sur l’immigration et l’identité nationale, qui prend de l’ampleur dans certains cercles politiques en France.
Depuis cet événement, le terme « remigration » a commencé à circuler dans divers discours politiques, notamment parmi des figures de l’extrême droite. Ce phénomène soulève des questions sur l’évolution des débats autour de l’immigration en France et sur la manière dont ces idées marginales commencent à influencer le paysage politique plus large.
Aucune statistique officielle récente n’est disponible pour quantifier l’impact de cette idéologie sur les tendances migratoires en France. Toutefois, les débats sur l’immigration et l’identité nationale continuent d’alimenter un climat politique tendu, où la remigration pourrait devenir un sujet central dans les discussions futures.
Source : L’Express.
