Convergence, dispersion, confusion : traduire le savoir aux XVIIe et XVIIIe siècles
Le dernier numéro de la revue Babel, dirigé par Roberta Colbertaldo et Marília Jöhnk, explore les dynamiques de la traduction de savoirs durant les XVIIe et XVIIIe siècles. Ce numéro, le 53ème, met en lumière comment les traductions ont influencé la circulation des idées et des valeurs à travers l’Europe.
Contexte factuel
Les XVIIe et XVIIIe siècles marquent une période de grands bouleversements intellectuels, notamment avec les Lumières qui prônent la raison et le savoir. Les traductions, souvent considérées comme des ponts entre les cultures, ont joué un rôle crucial dans cette diffusion. Les articles de ce numéro abordent différents aspects de cette période, allant des défis de la traduction de concepts comme le « wit » et l’« humour » en français au XVIIIe siècle, à l’analyse des paratextes dans les traductions de l’œuvre de Voltaire, La Henriade.
Données ou statistiques
Bien que ce numéro ne fournisse pas de chiffres précis, il met en avant des analyses critiques des traductions, comme celles de Lisa Kemper sur la dispersion du savoir épique à travers les traductions allemandes. Les contributions incluent des études sur des œuvres spécifiques, comme La dama colérica de María Rosa de Gálvez, et examinent le rôle des médias dans le transfert des idées des Lumières, illustré par l’article d’Elisabeth Hobisch et Yvonne Völkl.
Conséquence directe
Ces recherches soulignent l’importance de la traduction non seulement comme un acte linguistique, mais aussi comme un vecteur de transformation culturelle et sociale. En facilitant l’accès à des œuvres clés, la traduction a permis une redéfinition des normes et des valeurs à cette époque.
Source : Babel, n° 53, « Convergence, dispersion, confusion : traduire le savoir aux XVIIe et XVIIIe siècles ».
