Jean-Baptiste et l’engagement chez Médecins Sans Frontières
Jean-Baptiste, membre de Médecins Sans Frontières (MSF), affirme que son métier est de « faire MSF », illustrant ainsi une distinction entre exercer une fonction et appartenir à un projet. Cette approche souligne un engagement plus profond que la simple exécution de tâches.
Jean-Baptiste a occupé divers rôles au sein de MSF, tels que logisticien, coordinateur de projet, collecteur de fonds, assistant de direction et chef de mission. Malgré la diversité de ces fonctions, il se définit avant tout par son engagement envers l’organisation et ses valeurs.
Dans la plupart des entreprises, le travail est souvent structuré selon des fonctions précises, permettant la mobilité professionnelle et la valorisation des compétences. Cependant, cette approche peut réduire l’engagement à ce que l’on sait faire, plutôt qu’à ce à quoi l’on contribue. Jean-Baptiste, en revanche, se concentre sur l’impact de son travail et sur le projet global de MSF, ce qui a guidé ses choix professionnels durant plus de vingt ans.
Cette distinction entre « exercer un métier » et « appartenir à un projet » a des implications importantes sur la fidélisation des talents. Les organisations qui réussissent à créer un engagement durable ne se contentent pas d’attirer des employés par des avantages matériels, mais cultivent une adhésion à un projet qui dépasse les simples fonctions occupées.
Jean-Baptiste a été recruté par MSF sur la base d’un engagement à long terme. Cette approche pourrait enrichir les pratiques de recrutement, en intégrant la question de l’alignement avec le projet en plus des compétences techniques. La compréhension des valeurs de l’organisation est essentielle pour garantir une fidélité à long terme.
Ce modèle de fidélisation, fondé sur un engagement profond envers un projet, pourrait servir d’exemple pour d’autres organisations cherchant à renforcer leur attractivité et la rétention de leurs talents.
Source : Journal du Net
