Le chômage dépasse 8 % et l’inflation s’accélère en France
Le taux de chômage en France a atteint 8,1 % de la population active au premier trimestre 2023, selon les données publiées par l’Insee. Ce chiffre représente le niveau le plus élevé depuis le premier trimestre 2021. Parallèlement, les prix à la consommation ont enregistré une hausse de 2,2 % sur un an en avril, en grande partie en raison de l’augmentation des coûts de l’énergie, notamment du pétrole, dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient.
Une hausse généralisée
Les prévisions des économistes tablaient sur une baisse du taux de chômage, qui aurait dû s’établir à 7,8 %. Toutefois, les chiffres révèlent une augmentation de 0,4 point pour les 25-49 ans, portant leur taux à 7,3 %, tandis que celui des jeunes de 15-24 ans a légèrement diminué à 21,1 %. Pour toutes les tranches d’âge, le taux de chômage a augmenté par rapport à l’année précédente.
Un « ralentissement » de la croissance
Le produit intérieur brut (PIB) de la France a stagné au premier trimestre 2023, selon des données préliminaires. François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, a indiqué que l’augmentation du chômage reflète ce ralentissement économique. La Banque de France a également choisi de ne pas établir de prévision de croissance pour le deuxième trimestre, citant l’incertitude liée à la situation au Moyen-Orient.
L’inflation franchit le seuil de 2 %
L’inflation a dépassé le seuil de 2 %, atteignant 2,2 % en avril, par rapport à 1,7 % en mars. Cette hausse est principalement due à l’augmentation des prix de l’énergie, qui ont grimpé de 14,3 % sur un an. Les prix du pétrole ont augmenté de 31,4 % en avril, tandis que ceux du gazole et de l’essence ont aussi connu des hausses significatives.
La guerre, première responsable
Cette inflation est largement attribuée à la guerre au Moyen-Orient, qui a entraîné une forte hausse des prix de l’énergie. Les prix des services ont également augmenté, bien que de manière moins marquée. La Banque de France surveille de près ces tendances, en particulier les « effets de second tour » sur d’autres biens et services.
Source : Insee, Banque de France