Jusqu’à 41 °C en Allemagne : l’Europe entière suffoque et bat des records

Jusqu’à 41 °C en Allemagne : l’Europe entière suffoque et bat des records

L’Europe traverse actuellement une canicule historique, avec des températures atteignant des niveaux sans précédent. Ce dimanche 28 juin, l’Allemagne a enregistré un nouveau record de chaleur avec 41,5 °C, tandis qu’au Danemark, le thermomètre a grimpé à 37 °C, un chiffre jamais atteint depuis le début des relevés en 1874. La République tchèque a également battu son record absolu de température avec 40,6 °C.

La canicule, qui a débuté le 27 juin, affecte le centre et l’est de l’Europe, touchant au moins 191 millions d’Européens, notamment en Allemagne, Pologne, Hongrie et République tchèque, où les températures dépasseront les 35 °C.

Cette situation climatique met sous pression les systèmes de santé dans plusieurs pays. En Espagne, les autorités ont signalé plus de 200 décès liés à la chaleur. À Cologne, les services de secours sont débordés, l’administration de la ville indiquant que « la situation est grave » après dix jours consécutifs de chaleur extrême. Samedi dernier, sept personnes ont été retrouvées inconscientes, principalement dans des logements sous les toits.

L’Allemagne a annulé plusieurs événements, dont un semi-marathon à Hambourg. À Francfort, le parcours de l’Ironman a été raccourci, tandis que la Philharmonie de Berlin a assoupli son code vestimentaire pour s’adapter à la chaleur. La capitale allemande devrait connaître des températures similaires à celles d’aujourd’hui.

En Slovaquie, six personnes ont perdu la vie dans des piscines ou lacs, selon la police. En Hongrie, l’armée a été mobilisée pour distribuer de l’eau lors d’événements publics. La Roumanie se prépare à des alertes rouges sur presque tout son territoire à partir de lundi, avec des prévisions de « températures extrêmes » et de « nuits tropicales » jusqu’au 1er juillet.

Les vagues de chaleur récurrentes sont un signe évident du réchauffement climatique, principalement causé par la combustion d’énergies fossiles. Des études indiquent qu’une « bulle froide » au-dessus de l’Atlantique modifie les courants atmosphériques, favorisant la formation d’un « dôme de chaleur » au-dessus de l’Europe. Marilena Oltmanns, physicienne spécialiste de l’océan et du climat, souligne que cette série d’événements contribue à un réchauffement plus rapide de l’Europe comparé à d’autres régions du monde durant l’été.

Source : La Croix

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