EDF cède sa filiale EDF Power Solutions à KKR pour se recentrer sur le nucléaire
EDF a annoncé la signature d’un accord le 26 juin portant sur la vente de sa filiale EDF Power Solutions, qui gère 5,6 GW d’actifs renouvelables en Amérique du Nord, au fonds américain KKR. Cette décision s’inscrit dans une stratégie de recentrage sur le nucléaire, visant à financer la construction de six nouveaux réacteurs EPR2.
EDF Power Solutions est responsable du développement, de la construction et de l’exploitation de parcs éoliens terrestres, de centrales photovoltaïques et d’installations de stockage par batteries. Avec un portefeuille d’une capacité nette totale de 5,6 GW, équivalent à trois à quatre réacteurs nucléaires de grande puissance, la valorisation des actifs cédés est estimée à plus de 4 milliards d’euros. La transaction nécessite encore l’approbation du conseil d’administration d’EDF et des instances représentatives du personnel.
Cette cession se fait dans un contexte où la demande d’électricité aux États-Unis est en forte augmentation, notamment en raison de l’essor de l’intelligence artificielle et de la multiplication des data centers. Selon Goldman Sachs, la demande électrique de ces centres devrait plus que doubler d’ici 2027. Les actifs de production décarbonée sont donc devenus particulièrement convoités pour répondre à cette demande croissante.
Le portefeuille cédé à KKR inclut également des permis d’éoliennes offshore, un secteur actuellement sous pression en raison des politiques de l’administration Trump. Cette opération, désignée en interne sous le nom de « Lafayette », est un premier pas pour Bernard Fontana, PDG d’EDF, qui ambitionne de réaliser 20 milliards d’euros de cessions et de transferts de participations. EDF a besoin de ces fonds pour financer la construction de nouveaux réacteurs EPR2, dont le coût total est estimé à 72,8 milliards d’euros.
Cette vente constitue une étape importante dans le recentrage d’EDF sur le nucléaire, représentant un tiers de l’activité mondiale d’EDF Power Solutions.
Source : La Tribune
