SpaceX démarre les tests pour sa future usine de médicaments en orbite
Le 23 juin 2026, SpaceX a lancé avec succès son premier vol d’essai de la capsule Starfall depuis Cap Canaveral. Ce vaisseau sans équipage a pour objectif de produire en orbite des médicaments et autres produits que la Terre ne peut pas fabriquer.
La capsule Starfall transforme l’orbite en atelier de production
D’après une évaluation environnementale publiée par la Federal Aviation Administration en mai 2026, la capsule Starfall vise à transporter des marchandises dans l’espace, ouvrant la voie à un marché encore inexploité. L’objectif est double : d’abord, fabriquer en microgravité des produits impossibles à obtenir au sol, puis les ramener sur Terre de manière fiable. En effet, l’absence de pesanteur modifie le comportement de la matière, permettant la formation de cristaux ou d’alliages d’une pureté inatteignable sur notre planète. La capsule me 3,1 mètres de diamètre pour 0,75 mètre de haut et pèse environ 2 100 kilos, capable de transporter près d’une tonne de charge utile.
Sa conception se distingue par un disque plat et large, qui améliore la stabilité lors de la rentrée atmosphérique et facilite la fabrication en série, un aspect clé de la stratégie de SpaceX.
Un vaisseau sans moteur qui revient se poser dans le Pacifique
Le retour de la capsule sur Terre suit un protocole précis. Ne disposant d’aucun moteur principal, elle utilise un contrôle d’attitude au gaz inerte pour s’orienter. Lors de la rentrée, le véhicule se divise en deux, le plateau supérieur contenant la charge utile. Un bouclier thermique en fibre de carbone protège contre la chaleur générée lors du retour. L’amerrissage est prévu dans le Pacifique, à environ 1 300 kilomètres au large de la côte ouest des États-Unis, où des équipes récupèrent ensuite l’engin en mer. SpaceX prévoit deux vols de démonstration avant de lancer le service commercial.
La capsule Starfall vise un marché que SpaceX veut dominer seul
Bien que d’autres entreprises, comme Varda Space Industries et Atmos Space, explorent également ce domaine, SpaceX se distingue par sa maîtrise à la fois du lanceur et de la capsule de retour, rendant la concurrence plus difficile. À court terme, la production de médicaments en microgravité semble être la piste la plus avancée. Cependant, SpaceX envisage également d’autres applications, notamment la livraison rapide de marchandises à l’échelle mondiale et des perspectives futures liées à l’exploitation minière spatiale.
Le succès de ce premier essai pourrait transformer la fabrication orbitale, à l’image de ce qu’a réalisé SpaceX avec Starlink. La prochaine étape consistera à valider un second vol avant d’ouvrir le service. Une usine en orbite semble désormais à portée de main.
Source : Science et Vie
