Drame à Tiaret : Une fillette meurt empoisonnée par un liquide anti-moustiques
Une tragédie a frappé la commune d’Aïn El Hadid, dans la wilaya de Tiaret. Une fillette, âgée de trois ans, a perdu la vie après avoir ingéré accidentellement le liquide toxique d’un diffuseur électrique anti-moustiques. Cet incident a conduit l’Organisation algérienne de protection du consommateur (APOCE) à émettre une alerte, qualifiant ce produit de « danger mortel invisible » dans les foyers.
Le jour de son anniversaire, la jeune victime, attirée par un flacon transparent, a confondu le produit chimique avec une boisson. Suite à cet événement tragique, l’APOCE a intensifié ses efforts pour sensibiliser les parents aux dangers associés à ces dispositifs, souvent considérés comme inoffensifs.
Un poison confondu avec de l’eau
L’APOCE souligne que la translucidité de ces recharges incite fréquemment les jeunes enfants à les confondre avec des boissons. L’organisation précise que ces liquides, ainsi que les plaquettes thermo-évaporables, contiennent des dérivés pétroliers hautement toxiques, et ne doivent en aucun cas être perçus comme des désodorisants inoffensifs.
Les consignes de sécurité à adopter d’urgence
Face à cette situation alarmante, l’APOCE appelle les parents à une vigilance accrue. Il est impératif de brancher les diffuseurs sur des prises surélevées, hors de portée des enfants, et de stocker les recharges dans des placards fermés à clé.
En cas d’ingestion accidentelle, l’organisation recommande de ne jamais faire vomir l’enfant, car cela pourrait entraîner des complications graves, et de se rendre immédiatement aux urgences.
Les fabricants pointés du doigt
L’APOCE interpelle également les fabricants, leur demandant de prendre des mes responsables, notamment en remplaçant les flacons transparents par des contenants opaques et en intégrant des bouchons de sécurité. Des mentions d’avertissement claires doivent également être apposées sur les emballages, indiquant que le produit est hautement toxique en cas d’ingestion.
Cette tragédie met en lumière la nécessité d’une réforme dans le conditionnement et la commercialisation des produits chimiques domestiques, afin de protéger les plus vulnérables.
Source : APOCE