Canicule : trois réacteurs nucléaires à l’arrêt
26 juin 2026 à 12h13

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La canicule entraîne des conséquences significatives pour le parc nucléaire français. Le 25 juin, EDF a annoncé l’arrêt de deux réacteurs, situés au Bugey (Ain) et à Nogent-sur-Seine (Aube), en raison des fortes chaleurs. Au total, trois réacteurs sont désormais à l’arrêt, incluant celui de Golfech (Tarn-et-Garonne), stoppé depuis le 22 juin.

Le réacteur n°2 de Saint-Alban (Isère) doit également réduire sa puissance. Selon Ouest-France, des ralentissements ou arrêts pourraient également toucher le site du Blayais (Gironde).

EDF justifie ces arrêts par des « causes externes liées à l’environnement », nécessaires pour respecter les seuils réglementaires de réchauffement des cours d’eau utilisés pour le refroidissement des centrales. À Golfech, la température de la Garonne ne doit pas dépasser 28 °C après les rejets de la centrale, tandis qu’à Nogent-sur-Seine, l’élévation de la température de la Seine ne doit pas dépasser 3 °C entre l’amont et l’aval du site, avec une température moyenne en aval ne devant pas excéder 28 °C.

Ces arrêts ont un impact sur la production d’électricité, qui a diminué de 0,3 % par an en moyenne depuis 2000. Toutefois, sans adaptation, cette perte pourrait atteindre 1,4 % d’ici 2035.

Pauline Boyer, chargée de campagne nucléaire à Greenpeace France, souligne que les arrêts dus à la température des fleuves interviennent de plus en plus tôt, ce qui pourrait inciter à des dérogations réglementaires.

Des centrales à gaz pour pallier le besoin en électricité

En réponse à la demande accrue d’électricité, notamment due à l’utilisation de la climatisation, la France a réactivé des centrales à gaz. Bastien Cuq, du Réseau Action Climat, déplore cette situation, notant que ces centrales, émettrices de CO2, sont utilisées le soir lorsque la production solaire est insuffisante.

Mercredi 24 juin, RTE a affirmé que la France dispose des moyens nécessaires pour couvrir les besoins en électricité, même en cas d’arrêt de certaines installations.

Source : 20 Minutes, Ouest-France.

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