Affaire Ary Chalus/IRFM - Anticor

Affaire Ary Chalus : détournements de fonds publics présumés

Ary Chalus, président du Conseil régional de la Guadeloupe depuis 2015, est au cœur d’une enquête pour des irrégularités liées à son indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Selon les allégations, il aurait utilisé cette indemnité à des fins personnelles pour un montant total estimé à près de 96 000 euros, avec des dépenses effectuées à Paris, en Guadeloupe et aux États-Unis.

Jusqu’en 2017, l’IRFM était une indemnité forfaitaire versée aux députés pour couvrir les frais liés à l’exercice de leur mandat. À cette époque, son utilisation n’était soumise à aucun contrôle systématique ni à une obligation de justification des dépenses.

Entre 2012 et 2015, Chalus aurait également perçu des remboursements indus de la commune de Baie-Mahault, dont il était alors maire, pour un montant estimé à près de 48 000 euros. De plus, il aurait recruté sa compagne et sa fille comme collaboratrices parlementaires entre juin 2016 et août 2017, leur versant environ 95 000 euros, alors que sa compagne poursuivait des études à Nancy et sa fille travaillait dans une société de logiciels.

Par ailleurs, il aurait utilisé le budget de l’Assemblée nationale destiné aux déplacements professionnels pour financer des voyages privés de sa compagne et de sa fille, en dehors de toute mission liée à son mandat.

Ces faits, s’ils sont avérés, pourraient constituer des détournements de fonds publics. À la suite d’une enquête préliminaire menée par le Parquet national financier, Ary Chalus a été renvoyé devant la 32e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Le procès est prévu pour les 24, 25 et 29 juin 2026, avec Anticor en tant que partie civile.

Anticor a décidé d’agir dans cette affaire pour défendre le bon usage de l’argent public et contribuer à la manifestation de la vérité. L’association vise à porter devant la justice la voix des citoyens, notamment celle des Guadeloupéens, afin que toute violation des règles de probité publique soit examinée.

Source : Anticor, Parquet national financier.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *