Canicule dans les écoles : les maires critiquent la baisse des dotations pour financer les rénovations
Les représentants de l’Association des maires de France (AMF) ont dénoncé, le 24 juin, la réduction des dotations de l’État, qu’ils jugent responsables de la lenteur des programmes de rénovation des écoles, alors qu’environ 1 800 établissements sont fermés en raison de la canicule.
David Lisnard, président de l’AMF, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Il y a beaucoup d’écoles qui ont fait l’objet de nombreux travaux, mais quand on vous réduit les capacités de financement et qu’on vous demande de diminuer vos dépenses, il ne faut pas nous demander en même temps d’augmenter les dépenses pour les écoles. »
Selon le gouvernement, plus de 8 000 établissements scolaires sur 60 000 sont perturbés, dont environ 1 800 fermés. Édouard Geffray, ministre de l’Éducation nationale, a précisé que « 60 000 implantations scolaires en France dépendent des collectivités territoriales. » Il a ajouté que la solution réside dans le soutien aux collectivités, responsables de ces infrastructures.
Baisse drastique du « fonds vert »
Depuis l’instauration du « fonds vert » en 2023, l’AMF a critiqué la baisse des crédits alloués, qui sont passés de 2,5 milliards d’euros en 2024 à 837,5 millions en 2026. André Laignel, premier vice-président délégué de l’association, a souligné que « personne n’a anticipé il y a cinq ou dix ans qu’on pourrait avoir des périodes à plus de 40 degrés. » Il a insisté sur la nécessité de nouveaux moyens face à une situation inédite.
David Lisnard a également rappelé que les investissements requis pour accompagner le changement climatique dans les collectivités territoriales sont estimés entre 15 et 19 milliards d’euros par an. « On est monté à quasiment 10 milliards, mais ce n’est pas en nous prélevant toujours plus que nous pourrons financer les écoles et d’autres infrastructures essentielles », a-t-il conclu.
Source : La Croix
