Le sexe et le genre au Canada

Le sexe et le genre au Canada : État des lieux en 2025

Au Québec, le rapport du Comité de sages sur l’identité de genre, déposé en mai 2025, a permis, selon le gouvernement provincial, de « créer un espace de réflexion pour alimenter les futures décisions du gouvernement ». Actuellement, ce dernier explore des solutions au sein de divers ministères. Toutefois, la situation est différente ailleurs au Canada, où des actions juridiques et des débats publics émergent en l’absence de directives gouvernementales claires.

Le 7 avril 2025, l’organisation non partisane des droits du sexe des femmes canadiennes (CAWSBAR) a intenté une action en justice contre le gouvernement fédéral. Cette poursuite vise à contester la directive du Service correctionnel Canada, qui permet aux détenus de sexe masculin s’identifiant comme femmes d’être transférés dans des prisons pour femmes. CAWSBAR soutient que cette pratique constitue une peine cruelle et inusitée, violant les droits constitutionnels des détenues, y compris leur droit à la vie, à la liberté et à la sécurité. L’organisation invoque également l’article 28 de la Charte canadienne, garantissant l’égalité des droits pour les personnes des deux sexes. Ce procès pourrait établir des définitions juridiques cruciales concernant le statut des femmes et leurs droits fondamentaux.

En Alberta, une nouvelle réglementation sur l’équité et la sécurité dans le sport a été dévoilée le 4 juin 2025. Depuis le 1er septembre, les institutions sportives doivent interdire l’accès aux compétitions féminines aux hommes âgés de 12 ans et plus s’identifiant au sexe féminin, en imposant des modalités strictes pour la validation de l’identité de genre. Cette initiative marque une première au Canada et pourrait entraîner des changements significatifs dans le paysage sportif.

Un autre cas notable concerne les concours de beauté « Canada Galaxy Pageants » en Ontario. Ces événements privés acceptent les femmes transgenres ayant complété leur transition, mais excluent celles conservant des organes génitaux masculins. Un litige a été initié lorsqu’une participante a été questionnée sur ses organes génitaux, entraînant une plainte pour atteinte à la dignité auprès du Tribunal des droits de la personne de l’Ontario.

Enfin, en Colombie-Britannique, Amy Hamm, une infirmière suspendue pour avoir exprimé des opinions jugées transphobes, a déposé des plaintes contre son employeur et l’Ordre des infirmières. Ces plaintes visent à clarifier les limites de la liberté d’expression dans le débat sur le sexe et le genre au Canada.

Ces enjeux soulèvent des préoccupations concernant les répercussions sur les droits des femmes et des personnes trans. Les réflexions en cours au niveau pancanadien pourraient potentiellement redéfinir les droits à l’égalité et à la non-discrimination.

Source : Le Devoir

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