Noëlle Roger, Le livre qui fait mourir (1927), éd. Michel Porret

Un ouvrage mystérieux soulève des questions sur la malédiction littéraire

La romancière genevoise Noëlle Roger aborde des thèmes intrigants dans son recueil Le Livre qui fait mourir (1927), où elle explore la notion de malédiction littéraire à travers deux nouvelles. Ces récits, considérés comme des classiques du genre horrifique, interrogent la possibilité qu’un livre puisse être porteur d’une fatalité, aliénant et détruisant ses lecteurs.

L’œuvre, parue le 27 août 1926 avec une préface de Michel Porret, se déroule sous divers cieux, du soleil syrien à la campagne périgourdine, en passant par un manoir gothique. Roger, également connue pour ses autres ouvrages comme Le Nouvel Adam (1924) et Le Soleil enseveli (1928), mêle ici les imaginaires orientaliste et gothique, illustrant une vision du mal omniprésent, notamment dans les bibliothèques.

Noëlle Roger, de son vrai nom Hélène Dufour (1874-1953), est une figure notable de la littérature suisse romande, ayant publié une trentaine de fictions et reçu plusieurs distinctions de l’Académie française. Michel Porret, historien et professeur honoraire à l’Université de Genève, s’attache depuis 2022 à rééditer ses œuvres, soulignant l’importance de Roger en tant que pionnière du fantastique en Suisse.

La réédition de Le Livre qui fait mourir permet de redécouvrir les préoccupations littéraires d’une époque marquée par les conséquences de la Grande Guerre, tout en interrogeant la place du fantastique dans la littérature contemporaine.

(Source : Fabula)

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