La lutte pour développer un vaccin contre le virus Ebola Bundibugyo s’intensifie. Depuis le début de l’épidémie déclarée le 15 mai, plus de 220 décès ont été enregistrés. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a multiplié les réunions de ses groupes d’experts, se réunissant trois fois par semaine pour faire face à cette crise sanitaire.
L’épidémie continue de s’étendre en République démocratique du Congo (RDC) et commence à toucher l’Ouganda, suscitant une inquiétude croissante parmi les autorités sanitaires. Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, a déclaré le 25 mai : « Nous intensifions d’urgence les opérations mais, pour le moment, l’épidémie progresse plus vite que nous. »
Face à cette situation, les ressources pour combattre le virus restent limitées. Comme souvent dans le cas des maladies virales, les traitements disponibles sont restreints. La vaccination, qui a fait ses preuves depuis plus de deux siècles, reste une des meilleures stratégies, mais elle dépend de la disponibilité d’un vaccin. Sylvain Baize, directeur de recherche à l’Institut Pasteur, souligne l’urgence de cette situation : « À condition que l’on dispose d’un vaccin. »
Source : Le Monde.
