Conseil municipal de Mérignac : sur les vols de nuit à l’aéroport, socialistes et écologistes n’ont pas la même ligne

Conseil municipal de Mérignac : Vols de nuit à l’aéroport, divergences entre socialistes et écologistes

Lors de la dernière séance du conseil municipal de Mérignac, les discussions ont été marquées par des tensions autour de l’adoption du règlement intérieur et d’un sujet sensible : les vols de nuit à l’aéroport. Le maire PS, Thierry Trijoulet, a présenté un texte qu’il considère comme « équilibré », issu de consultations avec tous les groupes. Cependant, ce projet n’a pas permis d’apaiser les débats.

Jimmy Bourlieux, chef de groupe du Rassemblement national, a proposé un amendement visant à instaurer des « sanctions progressives » pour les élus en cas d’absentéisme. Ce dernier a été rejeté après un échange houleux où les chiffres de l’absentéisme de divers élus ont été mis en avant, notamment le taux de 73 % d’absentéisme de Jordan Bardella au Parlement européen.

Le règlement intérieur a finalement été adopté, bien que le groupe RN se soit abstenu et que la droite ait exprimé son opposition. Thierry Millet, représentant des divers droite, a critiqué le texte, le qualifiant de « couche de vernis prête à craquer ». Il a également souligné que peu de propositions de son groupe avaient été prises en compte.

Vols de nuit : Un clivage politique

Le conseil a ensuite abordé la question des vols de nuit à l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Ce sujet a suscité des divergences notables entre les membres du conseil. Alors que la majorité municipale soutient un projet qui vise à réduire les nuisances sonores tout en préservant l’activité économique, les écologistes, représentés par Sylvie Cassou-Schotte, ont exprimé des réserves. Ils estiment que le scénario proposé par le préfet privilégie la rentabilité économique au détriment de la santé des riverains et demandent un couvre-feu entre 23 heures et 6 heures du matin.

Le maire a insisté sur la nécessité de « valider un acquis en restant responsables », tandis que Bourlieux a critiqué la réponse comme étant « petit bras ». La contribution en faveur du projet a été adoptée, avec le soutien des voix de la droite.

État financier de la Ville

Le bilan financier pour l’année 2025 a également été discuté, mettant en avant la solidité financière de la municipalité. Selon la majorité, 36 millions d’euros ont été investis, les recettes sont dynamiques, et la dette est maîtrisée. Cependant, Thierry Millet a voté contre, pointant l’endettement et des taxes jugées trop élevées. Bourlieux a également exprimé des réserves, évoquant la « faillite » des collectivités de gauche.

Propos controversés

Enfin, une délibération sur les tarifs solidaires de l’Aqua Stadium a donné lieu à des échanges vifs. Jimmy Bourlieux a exprimé son opposition à l’inclusion des demandeurs d’asile dans la liste des ayants droit, qualifiant ces derniers de « clandestins ». Ses propos ont été qualifiés de « borderline » par Émilie Marchès et de « détestables » par Vanessa Fergeau-Renaux, qui ont dénoncé une réaction pavlovienne face à la question de l’immigration.

Cette séance a donc illustré les tensions persistantes au sein du conseil municipal de Mérignac, où les divergences politiques et les préoccupations des riverains se heurtent à des enjeux économiques.

Source : Sud Ouest

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