À la Métropole de Lyon, le nouveau règlement intérieur éclipse l’affaire Abreu
Lundi 22 juin, les élus du conseil de la Métropole de Lyon se sont réunis pour la première fois depuis les remous causés par l’affaire Abreu. Le sujet d’un nouveau règlement intérieur pour le mandat à venir, jugé moins « démocratique » par l’opposition, a mis de côté les accusations de viol envers l’ancien conseiller de Jean-Michel Aulas et la gestion de l’affaire par Grand cœur lyonnais.
Avant le début du conseil, la socialiste Sandrine Runel a exprimé ses préoccupations, déclarant : « On n’aura pas de place pour s’exprimer. » Elle a critiqué une récente décision de l’exécutif qui affecte l’expression de l’opposition. Aline Guitard, du parti communiste, a renchéri en affirmant que « la démocratie est maltraitée ».
La controverse découle de la mise en place d’un nouveau règlement intérieur qui supprime les interventions liminaires et instaure une distribution du temps de parole « proportionnelle » au nombre d’élus par groupe. Cette me limite effectivement les interventions des groupes d’opposition moins représentés par rapport aux groupes majoritaires.
Les écologistes, socialistes, communistes, ainsi que le groupe Rhône et Saône (allié de l’exécutif) et le Rassemblement national ont exprimé leur mécontentement face à cette décision.
Source : Rue89 Lyon, 22 juin 2026.
