Grégoire Bouillier : L’Invention du Rapport Littéraire
Grégoire Bouillier, auteur innovant, a créé un nouveau genre littéraire qu’il nomme « rapport ». Ce choix s’est imposé à lui face aux contraintes des genres traditionnels tels que le roman, l’essai, ou l’autobiographie. Son premier livre, Rapport sur moi, marque le début d’une exploration littéraire unique.
Les premiers ouvrages de Bouillier étaient de petits formats, généralement de moins de 160 pages. Cependant, son œuvre a pris une ampleur considérable avec Le Dossier M, qui totalise 1 800 pages. Depuis, ses publications dépassent systématiquement les 400 pages. Cette évolution s’explique par sa volonté de traiter des thématiques autobiographiques, suivant les conseils de François Mauriac, qui affirmait que l’auteur d’une autobiographie doit tout révéler ou ne rien dire.
Le dossier consacré à Bouillier dans le numéro 56 de Les Moments littéraires inclut un texte inédit intitulé Chut(e), qui illustre son style vivant et dynamique. Ce numéro propose également un entretien avec l’auteur ainsi qu’un article d’Hervé Le Tellier, intitulé Rapport sur Bouillier.
Par ailleurs, le numéro 56 présente d’autres contributions notables. Laurent Dauptain, peintre, se concentre sur l’autoportrait, ayant réalisé 240 œuvres entre 1997 et 2024. Michel Braud, dans son Journal de Cracovie, 1990-1991, offre un aperçu de la vie quotidienne en Pologne durant une période de changements politiques. Michaël Ferrier, vivant au Japon, partage son expérience à travers Les jours Ferrier, tandis que Ferdinand Bac, écrivain et artiste, présente son Journal 1922.
Cette diversité d’œuvres reflète une richesse littéraire contemporaine, ancrée dans des réflexions personnelles et historiques.
Source : Les Moments littéraires, n° 56
