Insuffisance de protections solaires : un enjeu majeur pour le confort estival des logements en France
L’insuffisance de protections solaires extérieures, telles que les volets et les stores, est identifiée comme le principal facteur de surchauffe dans les logements français. Selon une étude de l’IGNES-Pouget, 43% des logements ne sont pas suffisamment dotés de ces protections, un chiffre qui grimpe à 50% pour les maisons individuelles. Ce constat est particulièrement préoccupant alors qu’une nouvelle canicule s’annonce sur le territoire.
Ce phénomène, souvent désigné sous le terme de « bouilloires thermiques », touche près de 48% des logements en France, qui sont classés comme ayant un confort d’été « insuffisant » dans le cadre du diagnostic de performance énergétique (DPE). L’étude, publiée le 16 juin, s’appuie sur des données recueillies auprès de 9 millions de logements.
La raison principale de cette situation est, selon l’étude, « quasi exclusivement » le manque de protections solaires. La Fondation pour le logement des défavorisés souligne que les volets sont devenus des « prérequis indispensables », permettant de réduire la température intérieure d’un logement de 4 à 5°C.
Malgré leur efficacité, l’installation de volets dans les logements anciens n’est pas obligatoire lors de la vente ou de la location. Les propriétaires doivent simplement garantir une occultation suffisante dans les pièces destinées au sommeil, ce qui peut être réalisé avec des dispositifs moins efficaces.
En outre, de nombreux logements, notamment dans les zones rurales, sont inadaptés à la chaleur estivale, ce qui soulève des questions sur la vulnérabilité des occupants face aux vagues de chaleur. Les logements sociaux sont particulièrement concernés, avec des facteurs tels que l’âge, l’état de santé et le niveau de revenu influençant la capacité à faire face à ces conditions climatiques extrêmes.
Le manque de protections solaires est également constaté dans les logements climatisés : près de 50% d’entre eux ne possèdent pas de protections suffisantes, et 90% sont classés comme ayant un confort d’été « moyen » ou « insuffisant ». Cela souligne l’importance d’une réglementation plus stricte sur les protections solaires pour améliorer le confort thermique des logements en France.
Source : IGNES-Pouget
