Licenciements à Camaïeu : Michel Ohayon et d’autres dirigeants devant le tribunal de Sète
Le conseil de prud’hommes de Sète a repris les débats ce lundi 15 juin dans le cadre du litige opposant six ex-salariés de Camaïeu à leur ancienne direction. Le régime de garantie des salaires (AGS) exige la mise en cause personnelle des dirigeants, dont Michel Ohayon, repoussant la fixation d’un procès après le 14 décembre. Actuellement, vingt-deux procédures sont en cours devant les prud’hommes en France.
L’affaire Camaïeu à Sète est l’un des dossiers les plus complexes que le tribunal ait à traiter, mais c’est également le plus avancé parmi les 22 procédures en cours. Les six salariés de la boutique sétoise, fermée en 2022 suite à la liquidation judiciaire du groupe fondé par Michel Ohayon, contestent leur licenciement qu’ils jugent sans cause réelle et sérieuse, tout comme 350 autres ex-salariés en France.
Les débats ont révélé un nouveau rebondissement, alors que les salariés cherchent à établir la responsabilité de la filiale Aciam, propriétaire de la marque, ainsi que celle de trois autres sociétés : SAS Multi Projets Investissements, SAS Hermione People & Brands et SAS O’Invest. Ils sont accusés de faute de gestion et d’absence de propositions de reclassement. Les AGS ont exigé une mise en cause « forcée » des dirigeants pour faute personnelle, incluant Michel Ohayon, mis en examen pour banqueroute et escroqueries en bande organisée.
Les avocats des dirigeants n’étaient pas présents à l’audience. Un avocat des salariés a plaidé que la garantie des AGS ne couvre pas les fautes de gestion, tandis qu’un autre a demandé un nouveau renvoi pour permettre aux dirigeants de répondre aux accusations. Le tribunal a fixé une nouvelle échéance au 31 juillet pour les échanges de pièces, et jusqu’au 14 décembre pour que toutes les parties répondent sur la mise en cause des patrons. L’affaire sera alors jugée sur le fond.
Source : Midi Libre
