C’est vraiment pour limiter la casse

La promesse de la réouverture du détroit d’Ormuz a entraîné une baisse des prix des engrais, mais la situation économique des exploitations agricoles reste « particulièrement délicate ». En effet, le prix mondial du blé ne parvient toujours pas à couvrir les coûts de production.

La récente annonce d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran, qui mettrait fin à un conflit de plusieurs mois, a eu un impact notable sur les marchés. La réouverture du détroit d’Ormuz, passage clé pour le transport des engrais, a permis une réduction des coûts. Arthur Portier, agriculteur dans l’Oise et consultant chez Argus médias, précise que cette baisse des prix arrive à un moment crucial, bien qu’elle reste insuffisante pour redonner le sourire aux producteurs.

Traditionnellement, les 50 000 céréaliers français achètent leurs engrais en avril. Cette année, ils ont retardé leurs commandes, mais les prix demeurent élevés. Actuellement, le prix d’une solution azotée est de 420 euros la tonne, alors qu’il était de 360 euros avant le début des conflits. Il y a quelques semaines, ce même produit avait dépassé les 700 euros.

Dans le même temps, le prix mondial du blé stagne autour de 200 euros la tonne, ne compensant pas les coûts de production, ce qui place les exploitants agricoles dans une situation financière précaire. Cette baisse des prix des engrais est donc perçue comme une me « pour limiter la casse », souligne Portier.

Face à cette crise, la Commission européenne a annoncé un « soutien exceptionnel » de 500 millions d’euros pour aider les agriculteurs les plus touchés par les fluctuations des prix des engrais. Ce soutien reste essentiel malgré la récente baisse des prix.

Source : Franceinfo

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *