Olivier Rey et Nathalie Sarthou-Lajus : « La transmission nourrit le désir de vivre »

La transmission nourrit le désir de vivre : une crise familiale à l’ère moderne

La crise de la transmission au sein de la famille est enracinée dans le mouvement constant de la modernité et dans la difficulté à s’inscrire dans la lignée des générations. C’est ce constat que font les philosophes Olivier Rey et Nathalie Sarthou-Lajus, auteurs de plusieurs ouvrages sur le sujet. Ils soulignent que transmettre est un geste humain essentiel pour aider à vivre.

La question se pose alors : de quoi héritons-nous et que transmettons-nous réellement ? Selon les auteurs, même si le contenu de ce que nous transmettons peut nous dépasser et être sujet au rejet, l’essentiel réside dans notre ferveur. Ce ne sont pas tant nos convictions que la passion qui nous habite que nous léguons. À défaut de méthode miracle, Rey et Sarthou-Lajus identifient des vecteurs concrets de transmission, ancrés dans le quotidien : la cuisine, les récits ou les mots.

Rey souligne l’importance de la transmission chez les humains, en comparaison avec les animaux. En effet, les humains naissent avec peu d’instincts pour guider leur conduite. La culture transmise doit donc leur apprendre à utiliser leurs pulsions. Les cultures évoluant avec le temps, les modes de vie deviennent de plus en plus dépendants des générations passées. Par exemple, un enfant né il y a 10 000 ans et un enfant né aujourd’hui peuvent être semblables sur certains aspects, mais vivront des vies très différentes en raison de l’évolution culturelle. La rapidité des transformations actuelles crée une incertitude sur le monde à venir, rendant difficile pour les parents de déterminer ce qu’il convient de transmettre.

En somme, la crise de la transmission familiale soulève des questions cruciales sur notre héritage culturel et sur la manière dont nous pouvons transmettre des valeurs essentielles

Source : Olivier Rey et Nathalie Sarthou-Lajus

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *