Les marchés européens ouvrent prudemment avant la décision de la BCE
Les investisseurs se préparent à une possible hausse des taux de la Banque centrale européenne (BCE) ce jeudi. Le consensus sur le marché anticipe une augmentation de 25 points de base, portant le taux à 2,25 %. Cette décision pourrait avoir des répercussions sur la croissance économique et les résultats des entreprises, tandis que les investisseurs attendent également des indications sur d’éventuelles hausses futures.
Dans une analyse publiée ce matin, ING a déclaré : « Nous nous attendons à ce que la BCE relève ses taux de 25 points de base, de 2,0 % à 2,25 %, avec un ton plutôt ferme, mais il sera désormais difficile de surprendre les marchés. »
À l’ouverture, les Bourses européennes ont affiché des signes de vigueur, malgré un recul des marchés asiatiques, impactés par des ventes sur les valeurs liées à l’intelligence artificielle à Wall Street. L’Euro Stoxx 50 a progressé de 1,2 %, tandis que le Stoxx 600 a évolué globalement à l’équilibre. Le DAX à Francfort et le CAC 40 à Paris ont tous deux gagné 1 %, tandis que le FTSE 100 londonien a enregistré une hausse de 1,2 % et le FTSE MIB de Milan a avancé de 0,7 %.
En revanche, les marchés asiatiques ont connu un repli, avec le Nikkei 225 japonais en baisse de 0,5 %, le Kospi sud-coréen perdant 0,2 % et l’indice australien S&P/ASX 200 également en baisse de 0,2 %. À Taïwan, le Taiex a reculé de 0,4 %. À Wall Street, le S&P 500 a perdu 1,6 % mercredi, marquant son premier recul consécutif en trois semaines.
Ce mouvement de baisse à Wall Street a été en partie alimenté par des inquiétudes concernant les valeurs de l’IA, qui ont connu une correction après avoir atteint des sommets. Super Micro Computer a vu son action chuter de 28 % après avoir annoncé son intention de lever 7 milliards de dollars par le biais d’une vente d’actions. De son côté, Micron Technology a terminé en baisse de 4,7 %, malgré une hausse de 212,5 % depuis le début de l’année.
Les prix du pétrole, quant à eux, continuent d’influer sur les marchés. Le Brent a gagné 1,8 % mercredi, atteignant 93,10 dollars le baril, en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La hausse des prix du pétrole a également contribué à des pressions inflationnistes, un rapport révélant que les prix à la consommation aux États-Unis avaient augmenté en mai à leur rythme le plus rapide depuis trois ans.
En début de séance européenne, le Brent était à 93,60 dollars le baril, tandis que le brut de référence américain progressait à 90,70 dollars. Le dollar s’échangeait à 160,58 yens japonais, l’euro à 1,1542 dollar et la livre sterling à 1,3377 dollar.
Source : ING, Eurostat, Reuters
