Les États-Unis exercent une pression sur les bailleurs de fonds de l’aide au développement pour abandonner les objectifs climatiques
Les États-Unis incitent les bailleurs de fonds de l’aide au développement à renoncer à leurs objectifs environnementaux, ce qui pourrait compromettre un accord des Nations unies visant à mobiliser 1 300 milliards de dollars (environ 1 125 milliards d’euros) pour la finance climatique d’ici 2035, selon le Financial Times. Cette pression américaine est qualifiée de « forte » et pourrait avoir des répercussions significatives sur les engagements internationaux en matière de lutte contre le changement climatique.
Deux institutions financières, la Banque interaméricaine de développement et la Banque asiatique de développement, pourraient suivre l’exemple de la Banque mondiale, qui a récemment abandonné son objectif d’allouer 45 % de ses financements à des projets climatiques. Depuis le début de son deuxième mandat, Donald Trump, qui qualifie le réchauffement climatique d’ »arnaque », a encouragé les pays et les banques multilatérales à réduire leurs financements en faveur de l’environnement.
Des promesses revues à la baisse
La finance climatique, qui vise à aider les pays en développement à sortir des énergies fossiles et à faire face aux effets du changement climatique, est de plus en plus menacée. Des pays comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, soumis à des contraintes budgétaires croissantes, envisagent également de réduire leurs engagements. Selon Greenpeace, l’Allemagne a peu de chances d’atteindre son objectif de 6 milliards d’euros par an en aide climatique. De son côté, le Royaume-Uni a réduit son aide internationale pour le climat à 6 milliards de livres sterling (soit 7 milliards d’euros) sur les trois prochaines années, contre un objectif initial de 11,6 milliards de livres sterling (environ 13,5 milliards d’euros) sur cinq ans.
Sans critères climatiques, les pays riches pourraient avoir encore plus de mal à respecter leurs obligations en matière de finance climatique. Ils se sont pourtant engagés à mobiliser au moins 300 milliards de dollars (260 milliards d’euros) par an pour les pays en développement d’ici 2035, avec l’objectif d’atteindre 1 300 milliards de dollars sur la même période.
Source : Financial Times

