Rencontre du Pape avec des victimes d’abus : une rencontre qui suscite le débat
Le dimanche 27 septembre 2026, le pape Léon XIV rencontrera sept victimes de violences sexuelles au sein de l’Église, dans une salle à Lourdes, à l’abri des regards. Parmi ces victimes, seuls Jérôme Guillement et Jean-Marie Delbos ont choisi de révéler leur identité, tandis que les autres préfèrent rester anonymes.
Dans la ville-sanctuaire, les mosaïques de Marko Rupnik, un prêtre jésuite accusé d’agressions sexuelles sur de nombreuses femmes, seront masquées. Cette décision symbolise la souffrance des victimes, qui se reflète dans les œuvres de l’artiste.
Cette rencontre a été demandée par le pape lui-même, mettant fin à des années de réticence de la part des évêques français. Toutefois, une question demeure : cette rencontre intime répondra-t-elle aux attentes des victimes vis-à-vis de l’Église ?
La Conférence des évêques de France (CEF) a précisé que le pape souhaitait que cette rencontre favorise des échanges interpersonnels. Ce format, qui rappelle celui du voyage apostolique en Espagne en juin 2026, vise à créer un cadre propice à la discussion.
Lors d’une conférence de presse tenue le 8 septembre 2026, Pierre-Antoine Bozo, porte-parole de la CEF, a indiqué que les modalités de cette rencontre avaient été soigneusement élaborées. Malgré les intentions affichées, des doutes subsistent quant à l’impact réel de cette initiative sur les victimes et sur la perception de l’Église.
Source : La Vie

