Interdiction des réseaux sociaux aux adolescents : Macron soumet une nouvelle version à l’Europe
Un mois après la cen du Conseil constitutionnel, Emmanuel Macron a annoncé une nouvelle proposition visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette version révisée a été soumise lundi à Bruxelles dans l’espoir d’une adoption avant son départ au printemps prochain.
Dans un message partagé sur X et Instagram le 14 septembre, le président de la République a affirmé : « Nous irons au bout », soulignant sa volonté de protéger les jeunes utilisateurs des plateformes numériques. Il a également demandé au gouvernement de Sébastien Lecornu de trouver une solution conforme aux exigences du Conseil constitutionnel et aux lois européennes.
« C’est chose faite », a déclaré Macron, indiquant que son gouvernement avait effectué un travail technique rigoureux pour notifier de nouvelles écritures à la Commission européenne. L’objectif est d’avoir une interdiction opérationnelle en France d’ici son départ de l’Élysée en mai.
Cette démarche s’inscrit dans un calendrier gouvernemental et parlementaire chargé, dominé par les débats budgétaires. La notification à Bruxelles est essentielle pour garantir que le texte respecte le droit européen, permettant ainsi de passer à la phase législative.
Le Conseil constitutionnel avait précédemment estimé que le texte adopté par le Parlement portait « une atteinte disproportionnée » à la liberté d’expression des adolescents, tout en reconnaissant la nécessité de protéger l’intérêt supérieur de l’enfant. Le gouvernement propose désormais de définir une liste de « fonctionnalités » jugées nocives pour les jeunes, comme les vidéos auto-déclenchées et les notifications nocturnes.
De plus, des dérogations seraient envisagées pour les adolescents âgés de 13 à 15 ans, sous réserve de l’accord de leurs parents. Macron a également plaidé pour une interdiction au niveau européen, insistant sur le fait que « cette protection doit aussi devenir la norme pour tous les enfants européens ».
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devrait présenter ses propres propositions lors de son discours de rentrée devant le Parlement de l’UE. Une source européenne a laissé entendre qu’une interdiction pour les moins de 15 ans pourrait être envisagée, avec une possibilité de levée pour les 13-15 ans sous décision parentale, ce qui alignerait cette initiative avec la nouvelle version française.
(Source : La Voix du Nord)

