Un éclat de peinture à 28 000 km/h endommage le hublot d’une navette en orbite.

Un éclat de peinture lancé à 28 000 km/h a fendu le hublot d'une navette, et il en tourne plus d'un million en orbite

Un éclat de peinture endommage le hublot d’une navette spatiale

Un fragment de peinture, plus léger qu’un grain de riz, a causé des dommages significatifs au hublot de la navette spatiale lors de la mission STS-92. Les équipes de la NASA ont identifié la cause en laboratoire : un minuscule éclat provenant d’un autre engin, projeté à une vitesse suffisante pour transformer une poussière en projectile. Un cratère de 10 mm de diamètre et 1,9 mm de profondeur a été constaté sur le hublot central du côté port, nécessitant son remplacement.

En orbite basse, un engin spatial évolue à environ 28 000 kilomètres par heure, soit près de 8 kilomètres par seconde. À cette vitesse, l’énergie cinétique d’un fragment minuscule est suffisante pour vaporiser le métal au point d’impact. Plus d’un million d’objets de plus d’un centimètre circulent en orbite basse, mais seuls 35 000 sont suivis au radar, ce qui souligne la difficulté de gérer les débris spatiaux.

Le phénomène du syndrome de Kessler, qui décrit une réaction en chaîne où les débris entrent en collision et créent encore plus de fragments, amplifie le risque pour les engins spatiaux et les satellites. Chaque collision génère de nouveaux fragments, augmentant ainsi la probabilité d’autres impacts.

Sources : NASA, Agence spatiale européenne.

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