Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : Macron persiste avec une nouvelle proposition
Emmanuel Macron et son gouvernement continuent de défendre leur projet d’interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 15 ans. Le 14 septembre, une nouvelle version de cette législation a été soumise après que le Conseil constitutionnel ait censuré un texte précédent.
« À la suite de la décision rendue par le Conseil constitutionnel à la mi-août, j’avais chargé le Premier ministre de trouver une voie de passage conforme aux observations du Conseil et au droit européen », a déclaré le président de la République sur son compte X. Cette nouvelle notification vise à garantir que le futur texte législatif respecte les normes européennes.
Cette étape est cruciale pour s’asr que la législation, souvent critiquée comme étant répressive, soit applicable. Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction quant à l’importance croissante de la protection des mineurs en ligne au sein des priorités européennes.
Le président espère qu’une interdiction sera en vigueur en France avant la fin de son mandat au printemps. Cependant, le Conseil constitutionnel a jugé que le précédent texte portait une « atteinte disproportionnée » à la liberté d’expression des adolescents. Il a reconnu l’importance de la protection de l’intérêt supérieur de l’enfant, une considération que le gouvernement entend exploiter pour faire avancer sa proposition.
Macron a également contacté Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, pour plaider en faveur d’un « texte européen » qui instaurerait une interdiction d’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 15 ans à l’échelle de l’Union. Bien que von der Leyen ait jusqu’à présent proposé un accès gradué selon les classes d’âge, elle a exprimé des préoccupations sur les fonctionnalités addictives des réseaux sociaux.
Le 16 septembre, lors de son discours devant le Parlement européen, von der Leyen pourrait se prononcer sur la proposition française. Une source européenne a indiqué qu’elle envisageait une interdiction pour les moins de 15 ans, avec la possibilité d’une dérogation parentale pour les 13-15 ans.
Source : L’Humanité
