Ces cellules auraient dû disparaître : comprendre l’un des mécanismes les plus redoutables du cancer
La mort cellulaire programmée, ou apoptose, est un processus essentiel au bon fonctionnement des organismes vivants. Cependant, lorsqu’elle est altérée, elle peut devenir un facteur clé dans le développement du cancer. En effet, un manque de mort cellulaire entraîne l’accumulation anarchique de cellules, tandis qu’une mort excessive peut provoquer des maladies dégénératives.
Contexte factuel
Les cancers représentent la première cause de mortalité en France, avec environ 25 % des décès en 2023, selon les données du CépiDe (Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès) de l’Inserm. Les cancers les plus meurtriers incluent ceux du poumon, du côlon et du rectum, de la prostate et du pancréas.
Données ou statistiques
Les mécanismes de cancérisation impliquent plusieurs étapes, à commencer par l’initiation, où une mutation génétique altère un gène clé. Cette mutation est souvent causée par des agents mutagènes, tels que des substances chimiques ou des radiations. Ensuite, la phase de promotion favorise la prolifération excessive des cellules mutées, suivie de la progression, qui se caractérise par l’accumulation d’anomalies supplémentaires permettant aux cellules de devenir invasives et de former des métastases.
Conséquence directe
L’incapacité des cellules cancéreuses à subir la mort cellulaire programmée favorise leur survie et leur prolifération, ce qui les rend particulièrement redoutables. Ce phénomène est également lié à la plasticité cellulaire, permettant aux cellules tumorales de s’adapter à des environnements hostiles, ce qui complique encore la lutte contre ces pathologies.
Source : The Conversation.

