Pilules contraceptives : 1,6 million de Françaises averties d’un faible risque de tumeur au cerveau
À partir du lundi 14 septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) enverra un courrier à 1,6 million de femmes en France qui ont utilisé des pilules contraceptives à base de désogestrel 75 μg. Ce courrier a pour objectif d’informer les patientes sur un risque faible de méningiome, une tumeur des méninges, associé à ces contraceptifs.
Les femmes concernées sont celles qui ont pris ce type de pilule au cours des douze derniers mois. Elles ont été identifiées grâce aux données de remboursement de l’Assurance Maladie. Ce risque a été mis en lumière par l’étude du groupe Epi-Phare en 2024, qui a révélé un lien entre l’utilisation de contraceptifs contenant du désogestrel ou de l’étonogestrel et l’apparition de méningiomes.
Le désogestrel et l’étonogestrel sont des progestatifs utilisés dans divers contraceptifs hormonaux. Le désogestrel est présent dans des pilules telles que Cerazette, Optimizette, Elfasette et Antigone, ainsi que dans des génériques. L’étonogestrel se retrouve dans des pilules comme Desobel et Mercilon, et dans des dispositifs comme l’implant contraceptif Nexplanon.
Le risque de développer un méningiome augmente avec la durée d’utilisation : il devient significatif après cinq ans et double après sept ans. Cependant, ce risque disparaît un an après l’arrêt du désogestrel. Il est à noter que la majorité des méningiomes sont non cancéreux, bien qu’ils puissent entraîner des complications nécessitant une intervention chirurgicale.
Les signes d’alerte incluent des maux de tête, des troubles visuels et des pertes de mémoire. En cas de symptômes, une IRM du cerveau est recommandée. L’ANSM précise qu’il n’est pas conseillé d’arrêter immédiatement la contraception, car cela pourrait exposer à un risque de grossesse non désirée. Il est préférable de consulter un professionnel de santé pour discuter d’éventuels changements de méthode contraceptive.
Les médecins et sage-femmes ont été informés de ces risques par email et courrier, et un suivi des patientes concernées a été mis en place.
Source : ANSM, Le Parisien.

