Pilule au désogestrel : 1,6 million de femmes alertées d’un risque “faible” de méningiome
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a récemment annoncé qu’environ 1,6 million de femmes utilisant des pilules contraceptives contenant 75 microgrammes de désogestrel, telles qu’Antigone, Cérazette, Elfasette et Optimizette, recevront un courrier nominatif. Ce courrier vise à informer les patientes d’une association entre l’utilisation prolongée de ces contraceptifs et le développement potentiel d’un méningiome, une tumeur généralement non cancéreuse des méninges.
Une étude menée par le groupement Epi-Phare a révélé un risque accru de méningiome chez les utilisatrices de contraceptifs uniquement à base de désogestrel. Environ une femme sur 67 000 a nécessité une intervention chirurgicale pour un méningiome associé à cette exposition. Ce risque augmente à une femme sur 17 000 après plus de cinq ans d’utilisation.
Bien que le risque soit jugé faible, il est plus marqué chez les femmes de plus de 45 ans et celles ayant déjà utilisé d’autres progestatifs associés aux méningiomes. L’ANSM précise que l’augmentation du risque ne persiste pas au-delà d’un an après l’arrêt du désogestrel.
Les femmes concernées doivent consulter un médecin si elles éprouvent des symptômes inhabituels comme des maux de tête persistants, des modifications de la vision ou de l’audition, des troubles de l’équilibre ou du langage, une faiblesse musculaire, des pertes de mémoire, ou des crises d’épilepsie.
L’ANSM souligne que la contraception ne doit pas être interrompue sans avis médical, afin d’éviter un risque de grossesse non désirée. Les femmes sont encouragées à discuter de leur traitement lors de leur prochaine consultation médicale.
Source : ANSM

