Les Marseillais et leur identité liée aux 111 villages de Marseille

Les Marseillais se définissent beaucoup par leur lieu de vie : l’histoire des 111 villages de Marseille

Marseille, souvent qualifiée de ville rebelle, est marquée par une identité forte liée à ses 111 quartiers, anciennement villages. En 2026, la ville célébrera les 80 ans du découpage officiel en 16 arrondissements, qui a transformé ces villages historiques en quartiers administratifs.

Selon Judith Aziza, historienne et présidente de l’association Une histoire de Marseille, « la base de Marseille, c’est le Lacydon (la calanque où se situe le Vieux-Port) autour duquel les gens se sont installés. Plus Marseille s’est étendue, plus elle a incorporé les hameaux qui l’entouraient. Certains ont été créés au Moyen-Âge comme Sainte-Marthe et d’autres au XIXe siècle comme la Pointe Rouge et la Cabucelle. » Cette distinction entre villages et banlieues, comme on peut l’observer dans d’autres grandes villes, est fondamentale pour comprendre l’identité marseillaise.

Depuis leur enregistrement administratif en 1946, les 111 quartiers servent de référence pour établir des statistiques locales sur le logement, l’emploi et la population. Cependant, pour les habitants, ces quartiers sont bien plus que des entités administratives. « Oui, on a encore la culture du village à Marseille car les gens se définissent par rapport à leur quartier », souligne Aziza.

Contexte factuel

Marseille abrite environ 170 Comités d’Intérêt de Quartier (CIQ), qui ont célébré en 2024 leurs 100 ans. Ces comités jouent un rôle crucial dans la vie citoyenne de la ville, agissant comme des vigies des préoccupations locales.

Données ou statistiques

Les 111 quartiers de Marseille, bien que définis administrativement, continuent d’être un vecteur d’identité pour les Marseillais. Le découpage en 16 arrondissements a eu lieu en 1946, mais les racines historiques des villages persistent dans la culture locale.

Conséquence directe

Cette attachement à leur quartier permet aux Marseillais de maintenir une culture communautaire forte, qui se manifeste dans les interactions sociales et les initiatives locales.

Source : La Provence

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