Risque de méningiome associé à la contraception à base de désogestrel : ce qu’il faut savoir
L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a récemment adressé une lettre d’information à environ 1,6 million de femmes utilisant des contraceptifs à base de désogestrel. Ce courrier vise à les alerter sur un risque très faible de méningiome, une tumeur cérébrale bénigne, potentiellement liée à la prise de ces contraceptifs.
Les contraceptifs concernés incluent :
- Pilules à base de désogestrel 75μg : Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette, ainsi que d’autres génériques.
- Pilules combinées désogestrel 150 μg / éthinylestradiol : Desobel, Mercilon, Varnoline, et leurs génériques.
- Implant contraceptif sous-cutané : Nexplanon.
- Anneau vaginal à base de désogestrel et éthinylestradiol : Nuvaring, Etoring, et génériques.
L’ANSM rappelle que certains symptômes tels que des maux de tête persistants, des troubles visuels, ou des pertes de mémoire doivent inciter les femmes à consulter un médecin, car ils peuvent être liés à la présence d’un méningiome.
Un cas supplémentaire pour 67 000 utilisatrices
Cette tumeur, qui se développe à partir des méninges, peut entraîner des complications graves, notamment des troubles de la vision et des crises d’épilepsie. Toutefois, l’ANSM précise qu’en l’absence de symptômes, aucune consultation d’urgence n’est nécessaire. Le risque de développer un méningiome est jugé très inférieur à celui associé à d’autres progestatifs, pour lesquels une surveillance par imagerie est recommandée. En effet, un cas supplémentaire de méningiome pourrait survenir chez 67 000 femmes utilisant ces contraceptifs.
Un risque « très faible »
Selon l’ANSM, le risque est qualifié de « très faible ». De plus, il n’est plus observé un an après l’arrêt du traitement. Il est conseillé aux femmes concernées de ne pas interrompre leur contraception sans avis médical, car un arrêt brutal pourrait entraîner un risque de grossesse non désirée.
Pour toute question, l’ANSM met à disposition un point de contact via son guichet usager et une page d’information sur son site internet.
Source : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM)

