Intercommunalités de France appelle à une revitalisation à l’échelle des bassins de vie
En pleine période électorale, l’association Intercommunalités de France met en lumière la nécessité de repenser les programmes de revitalisation Action cœur de ville (ACV) et Petites Villes de demain (PVD). Dans un plaidoyer publié le 13 mars, elle affirme que « la nouvelle étape des programmes ne peut pas reproduire les approches communo-centrées ». Selon l’association, les fonctions de centralité, comme le commerce et les services publics, doivent être envisagées à l’échelle des bassins de vie plutôt qu’à celle des seules communes labellisées.
Dans un contexte marqué par une montée de la vacance commerciale et un essor du e-commerce, Intercommunalités de France souligne les effets positifs des programmes ACV et PVD, qui ont redonné une visibilité nationale aux enjeux de revitalisation des centralités, qu’il s’agisse de centres-villes ou de bourgs ruraux. Ces initiatives ont permis de recruter 800 chefs de projet PVD, dont 407 sont portés ou mutualisés à l’échelle intercommunale, contribuant ainsi à l’attractivité des villes bénéficiaires.
Cependant, l’association met en avant des « fragilités structurelles » qui doivent être corrigées. Clément Baylac, conseiller économie d’Intercommunalités de France, note que l’absence de pilotage intercommunal a exacerbé les tensions entre les villes centres et les communes périphériques. Il insiste sur le fait que les enjeux de revitalisation doivent être abordés dans une perspective globale, notamment en matière de mobilité.
Intercommunalités de France appelle à une transition vers une politique nationale intégrée de revitalisation, pilotée au niveau intercommunal. Elle souligne que la revitalisation doit également inclure les entrées d’agglomération et les zones commerciales périphériques en déprise. Pour cela, elle recommande d’articuler les démarches ACV/PVD avec d’autres opérations de revitalisation et de rendre ces initiatives visibles dans le cadre des Contrats pour la réussite de la transition écologique (CRTE).
L’association appelle également à sécuriser l’ingénierie territoriale au niveau des bassins de vie, tout en soulignant la nécessité de créer un financement dédié et pluriannuel pour la revitalisation des centralités. Elle demande des outils fonciers et fiscaux adaptés, ainsi qu’un ajustement de la taxe sur les friches commerciales (TFC) pour renforcer l’efficacité des mes prises.
Source : Intercommunalités de France.
