Vêtements d’occasion : l’achat en ligne génère jusqu’à 5 fois plus de CO2 que les boutiques.

Vêtements d’occasion : acheter sur internet émet jusqu’à 5 fois plus de CO2 qu’en boutique
10 septembre 2026 à 00h01

Durée de lecture : 2 minutes

L’ONG Oxfam a récemment publié une étude sur l’impact environnemental des différentes filières de seconde main en France. Le réemploi du textile est identifié comme un enjeu crucial pour lutter contre le réchauffement climatique. La fabrication d’un seul vêtement en coton génère environ 6 à 7 kg de CO2, ce qui représente 270 fois plus que la remise en circulation de 1 kg de vêtements dans une boutique de réemploi solidaire.

Selon Oxfam, les plateformes privées de réemploi, comme Vinted, présentent une chaîne logistique moins vertueuse que les magasins solidaires. Ces plateformes reposent sur l’envoi de colis par des particuliers, engendrant des flux logistiques à l’échelle européenne. L’ONG estime que 5 kg de textile réemployé sur ces plateformes équivalent à 3 kg CO2e, soit l’équivalent d’environ 25 km en voiture thermique, ce qui est cinq fois plus que pour des recycleries de quartier qui fonctionnent sans envoi de colis. De plus, ces boutiques solidaires favorisent des « emplois non délocalisables », selon Oxfam.

« Le nouveau visage d’un capitalisme prédateur »

Les boutiques lucratives de réemploi, qui ont pignon sur rue, s’appuient souvent sur des chaînes logistiques internationales, avec un tri centralisé leur permettant de sélectionner uniquement les produits les plus attractifs. Oxfam souligne que ce modèle utilise 2,6 fois plus de ressources fossiles que les modèles solidaires et territorialisés.

Oxfam met en garde contre le fait que la seconde main pourrait devenir « le nouveau visage d’un capitalisme prédateur », transformant une alternative responsable en opportunité commerciale pour des actionnaires. L’ONG propose plusieurs pistes pour préserver la filière de réemploi solidaire.

Source : Oxfam

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